
Le marché locatif canadien s'est stabilisé le mois dernier, avec l'arrivée de la demande saisonnière, longtemps attendue. Après un léger fléchissement en mai, qui avait interrompu le ralentissement observé plus tôt dans la saison, juin a marqué le début de la haute saison : l'indice national des logements d'une chambre a dépassé son niveau de mai, les baisses annuelles se sont atténuées pour les deux types de logements, et environ la moitié des marchés suivis ont enregistré des hausses mensuelles.
Indice national des loyers : L’augmentation saisonnière arrive

L'indice national des loyers canadiens de Zumper montre que les loyers des appartements d'une chambre ont augmenté de 0,31 % en juin par rapport au mois précédent, pour atteindre 1 779 $, tandis que ceux des appartements de deux chambres ont augmenté de 0,21 % pour s'établir à 2 200 $. Sur une base annuelle, les loyers des appartements d'une chambre ont diminué de 3,11 % et ceux des appartements de deux chambres de 2,31 %.
Juin marque un tournant après le repli de mai. Les deux types de logements (appartements d'une chambre et plus) avaient enregistré une baisse mensuelle en mai, interrompant une série de quatre mois de repli annuel et soulevant des interrogations quant à la capacité de la haute saison locative à générer la demande habituelle. Puis, en juin, le retour à une croissance mensuelle positive, conjugué au resserrement du taux annuel de baisse pour les appartements d'une chambre (de -3,3% à -3,1%), suggère que la reprise de la demande de fin de printemps, qui s'était essoufflée en mai, commence à se confirmer à mesure que le marché s'enfonce dans sa période locative traditionnelle de mai à août.
Cependant, le contexte macroéconomique reste inchangé : la baisse de l’afflux de résidents temporaires continue de peser sur la croissance démographique, et la demande structurelle demeure faible par rapport aux années de pandémie. Le mois de juin apporte un contrepoids saisonnier. Les locations de haute saison jouent leur rôle habituel, entraînant une légère hausse des loyers malgré une base structurelle plus faible. Pour les locataires, l’environnement reste favorable : les appartements d’une chambre sont toujours moins chers qu’il y a un an sur la grande majorité des marchés suivis, et les offres promotionnelles restent courantes. La question porte désormais sur juillet et août et sur la capacité de l’été à maintenir cette dynamique.
Mouvements dans les 10 principales villes
Toronto reprend possession exclusive de #3. Un gain mensuel de 1,4% a propulsé Toronto à $2 130, dépassant ainsi Halifax, qui l'avait égalé il y a un mois.
Halifax glisse à #4. La capitale de la Nouvelle-Écosse est restée stable d'un mois à l'autre à $2100 après la forte hausse de 5% en mai, et un mois stable a suffi à la faire reculer d'une place alors que Toronto prenait la tête.
Ottawa passe à #6. Une augmentation mensuelle de 1,6% a propulsé Ottawa à $1 940 et lui a fait gagner une place.
Montréal grimpe à #7. Le plus grand marché du Québec a gagné une place pour atteindre $1 820.
Kingston chute à #8. Kingston a perdu deux places après une baisse mensuelle de 6,3%, la baisse la plus importante du top 10.
Plus fortes progressions : la plus forte croissance annuelle des loyers
Montréal, QC +9%
Ville de Québec, QC +5.3%
Kingston, Ontario +2.9%
Montréal et Québec se classent désormais en tête du palmarès de la croissance canadienne. Montréal a accéléré son rythme de croissance par rapport à avril-mai pour s'emparer de la première place. La province a connu une forte hausse de la construction résidentielle en 2025, soutenue par des mesures provinciales, municipales et du Fonds d'accélération du logement. Cette nouvelle offre semble avoir été absorbée sans entraîner la situation de surabondance qui pèse sur l'Ontario et la Colombie-Britannique. Des flux interprovinciaux soutenus et une économie mieux protégée des incertitudes commerciales contribuent à maintenir un large marché locatif. Kingston complète le trio de tête, sa croissance annuelle ayant fortement ralenti, passant d'une croissance à deux chiffres à 2,91 000 milliards de dollars.
Plus fortes baisses : les plus fortes baisses annuelles de loyer
Kelowna, Colombie-Britannique -11.4%
Victoria (Colombie-Britannique) -7.9%
St. Catharines, ON -7.6%
À Kelowna, la baisse de 11,4% demeure la plus forte au pays, malgré un léger repli par rapport au mois dernier. La ville de l'Okanagan a absorbé la demande liée au télétravail pendant la pandémie et, avec le retour à la normale, une vague de nouveaux logements locatifs est arrivée sur un marché en perte de vitesse. À Victoria, la baisse de 7,9% s'est réduite par rapport à 9,3%, mais la capitale de la Colombie-Britannique reste dans le contexte de ralentissement qui s'est étendu bien au-delà de Vancouver. St. Catharines se hisse au troisième rang avec un repli de 7,6%, prolongeant ainsi la faiblesse du marché immobilier du sud de l'Ontario, qui touche notamment Hamilton et la banlieue du Grand Toronto, alors que la prime d'accessibilité au logement, héritée de la pandémie, continue de s'estomper.
Aperçu régional
Colombie-Britannique : La Colombie-Britannique demeure la région la plus faible sur le marché immobilier résidentiel chaque année, mais le mois de juin a connu un rebond mensuel uniforme. Vancouver, Burnaby, Victoria, Kelowna et Abbotsford ont toutes enregistré des hausses mensuelles. Les chiffres annuels restent toutefois fortement négatifs : Abbotsford -1,81 TP3T, Vancouver -5,51 TP3T, Burnaby -6,41 TP3T, Victoria -7,91 TP3T et Kelowna -11,41 TP3T. Les hausses mensuelles reflètent la demande de haute saison, mais l’offre record de logements en construction devrait maintenir une pression à la baisse sur les loyers.
Ontario : La correction économique de la province s'atténue légèrement, mais demeure inégale. Toronto et Ottawa ont réduit leurs baisses annuelles et enregistré des gains mensuels ; Hamilton a diminué sa baisse annuelle. St. Catharines affiche désormais la plus forte baisse annuelle, suivie de près par Kitchener et Windsor. London et Barrie sont restées stables. Kingston conserve une situation positive.
Québec : Montréal et Québec demeurent les marchés majeurs les plus dynamiques du pays en termes de croissance annuelle, ce qui permet au Québec de conserver sa première place. La demande soutenue de la province continue de la distinguer du reste du pays, qui connaît une faiblesse conjoncturelle.
Prairies : Les Prairies ont connu un ralentissement, tandis que d'autres régions se sont raffermies. Regina a reculé à -3,11 TP3T sur une année après avoir affiché une croissance positive le mois dernier, et la croissance annuelle de Winnipeg s'est stabilisée. Le repli de Calgary, à -5,31 TP3T, s'est atténué par rapport à une quasi-absence de croissance, et celui d'Edmonton, à -7,41 TP3T, est devenu l'un des plus marqués au pays. La croissance annuelle de Saskatoon est maintenue.
Canada atlantique : Après la forte hausse de mai, le taux à Halifax est resté stable à $2 100, enregistrant un léger repli annuel à -1,9%. Un ralentissement de l'offre à court terme pourrait exercer une pression à la baisse sur les loyers dans les mois à venir.
Données complètes
| 1 chambre | 1 chambre | 1 chambre | 2 chambres | 2 chambres | 2 chambres | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Classement | Changement de classement | Ville | Prix | M/M% | Y/Y% | Prix | M/M% | Y/Y% |
| 1 | 0 | Vancouver, Colombie-Britannique | $2,400 | 2.10% | -5.50% | $3,370 | 0.90% | -2.90% |
| 2 | 0 | Burnaby, Colombie-Britannique | $2,200 | 0.50% | -6.40% | $2,750 | 1.90% | -4.80% |
| 3 | 0 | Toronto, Ontario | $2,130 | 1.40% | -5.30% | $2,690 | 1.10% | -5.60% |
| 4 | -1 | Halifax (Nouvelle-Écosse) | $2,100 | 0.00% | -1.90% | $2,500 | 0.00% | -2.00% |
| 5 | 0 | Victoria (Colombie-Britannique) | $1,980 | 1.00% | -7.90% | $2,630 | 4.00% | -5.70% |
| 6 | 1 | Ottawa (Ontario) | $1,940 | 1.60% | -3.00% | $2,400 | -0.40% | -4.00% |
| 7 | 1 | Montréal, QC | $1,820 | -0.50% | 9.00% | $2,280 | -2.10% | 4.10% |
| 8 | -2 | Kingston, Ontario | $1,800 | -6.30% | 2.90% | $2,320 | -3.70% | 22.10% |
| 9 | 0 | Kelowna, Colombie-Britannique | $1,780 | 1.10% | -11.40% | $2,230 | -1.30% | -7.10% |
| 10 | 0 | Barrie, Ontario | $1,750 | 0.00% | 0.00% | $1,950 | -2.50% | -2.50% |
| 11 | 0 | Oshawa, Ontario | $1,700 | 0.00% | -2.90% | $1,980 | 0.50% | -1.00% |
| 12 | 0 | Kitchener, Ontario | $1,660 | -0.60% | -6.70% | $1,940 | 1.00% | -7.60% |
| 12 | 1 | Londres, Ontario | $1,660 | 0.00% | 0.60% | $2,050 | 0.00% | 2.00% |
| 14 | 1 | Hamilton, Ontario | $1,650 | 3.10% | -5.70% | $2,150 | 4.90% | 7.50% |
| 14 | 0 | Abbotsford, Colombie-Britannique | $1,650 | 0.60% | -1.80% | $2,050 | 2.50% | -6.40% |
| 16 | -1 | Calgary, AB | $1,600 | 0.00% | -5.30% | $1,950 | -1.50% | -3.50% |
| 17 | 0 | St. Catharines, ON | $1,460 | -3.90% | -7.60% | $1,800 | -2.70% | -5.30% |
| 18 | 1 | Winnipeg, MB | $1,450 | 0.00% | 0.00% | $1,750 | -0.60% | 2.90% |
| 19 | -1 | Québec, QC | $1,390 | -6.10% | 5.30% | $1,700 | -0.60% | 0.00% |
| 20 | 0 | Windsor, Ontario | $1,320 | -1.50% | -5.70% | $1,610 | 0.60% | -2.40% |
| 21 | 0 | Saskatoon, SK | $1,300 | 1.60% | 0.00% | $1,600 | 2.60% | 0.60% |
| 22 | 1 | Edmonton, AB | $1,250 | 0.80% | -7.40% | $1,610 | 0.60% | -3.00% |
| 22 | -1 | Regina, Saskatchewan | $1,250 | -2.30% | -3.10% | $1,530 | -1.30% | -2.50% |
À propos
Le rapport Zumper sur les loyers au Canada analyse les données locatives de centaines de milliers d'annonces actives à travers le pays. Ces annonces sont ensuite regroupées mensuellement afin de calculer le loyer médian demandé pour les 23 plus grandes régions métropolitaines, offrant ainsi un aperçu complet de l'état actuel du marché. Le rapport se fonde sur toutes les données disponibles au cours du mois précédant sa publication. Les données présentées n'incluent pas les locations de courte durée. Consultez notre méthodologie complète. ici.
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